Félix et Christophe, pouvez-vous vous présenter brièvement ?
Félix HOLUIGUE : Après un BTS TAGE, j'ai enseigné 4 années en Maison Familiale. En 1982, je suis entré à Gènes Diffusion comme responsable du centre de Morbecque. Ensuite, j'ai pris en charge l'animation commerciale sur la moitié Est de la France.
Christophe JEHANNIN : En sortant de l'Institut Supérieur Agricole de Beauvais, j'ai travaillé 10 ans dans l'alimentation animale (animation commerciale en Sud Bretagne), puis en 1995 j'ai pris la responsabilité de l'équipe commerciale sur la moitié Ouest de la France.
Après 5 ans d'utilisation du Gédis en France, quel bilan peut-on en tirer ?
CJ : Très Satisfaisant ! En juin 2002, nous avons réalisé une enquête de notoriété et de satisfaction sur le Gédis auprès de plus de 400 éleveurs de porcs (NDLR : 421 éleveurs exactement). Il s'avère que 90% des éleveurs - clients de Gènes Diffusion - l'utilisent et que, parmi ceux-ci, 98% en sont satisfaits. De plus, 95% des utilisateurs du Gédis recommanderaient cette technique à un autre éleveur. Par ailleurs, la plupart de nos éleveurs utilisent exclusivement le Gédis depuis 2 ans et leurs résultats techniques sont excellents. On peut donc effectivement parler de bilan très satisfaisant.
Pourquoi être passé aujourd'hui à l'IA à la ferme ?
FH : Au départ, ce n'était pas envisageable car nous réservions le Gédis pour les éleveurs qui nous achetaient la semence. Puis, une deuxième chaîne de fabrication a été mise en place pour répondre aux besoins des clients étrangers, nous permettant ainsi de satisfaire à la demande forte du terrain, émanant des éleveurs en prélèvement à la ferme. Compte tenu de sa popularité et de son efficacité, ceux-ci souhaitaient bénéficier de notre technologie et de ses avantages. C'est pourquoi nous avons procédé à la mise au point d'une machine de remplissage manuel.
Concrètement, comment cela se passe t'il pour l'éleveur qui est intéressé par le Gédis à la ferme ?
CJ : Nous avons décidé de fonctionner en mettant en place un réel partenariat entre l'éleveur et Gènes Diffusion. Ce partenariat englobe la vente des Gédis vides, la fourniture du dilueur, la location de la machine de remplissage, la formation et le suivi technique.
Et quels sont les avantages pour l'éleveur ?
FH : Par rapport au blister, il y a un surcoût, certes. Mais ce surcoût est compensé par le gain de temps et la facilité d'utilisation. Le réchauffage des doses n'est plus nécessaire et l'acte d'IA devient un jeu d'enfant. Au final, il y gagne en terme budgétaire. Par ailleurs, l'éleveur bénéficie d'un réel apport technique de la part de Gènes Diffusion. Au démarrage, un " check-up " complet peut être réalisé en élevage aux différents niveaux de son prélèvement (collecte, laboratoire, analyse de la semence). Par la suite, un suivi technique régulier est effectué et c'est un véritable partenariat qui s'engage ainsi avec l'éleveur.
Aujourd'hui, à combien estimez-vous le nombre d'éleveurs en prélèvement à la ferme qui utilisent le Gédis en France ?
CJ : Aujourd'hui, nous sommes encore en phase de démarrage mais on sent un réel engouement sur le terrain. Nous avons déjà signé 12 conventions de partenariat depuis le début de l'année et de nombreux éleveurs sont actuellement en cours d'essai.
Quels sont les échos des premières installations effectuées ?
FH : Toutes nos remontées sont positives. Nous avons d'ailleurs recueilli plusieurs témoignages d'éleveurs qui le confirment.
NDLR : certains sont consultables en annexe de ce dossier.
On constate que les éleveurs français sont de plus en plus intéressés par le Gédis à la ferme. La France est-elle une exception ou y a t-il d'autres pays européens concernés ?
CJ : Oui, il y a d'autres pays européens. L'Espagne, en raison des spécificités de son marché, avait déjà commencé avant la France. En Espagne, il y a beaucoup de paramètres qui diffèrent par rapport à notre pays. Les configurations d'élevage sont différentes car les élevages sont plus grands. De plus, la méthode de travail espagnole fait qu'il y a plus d'éleveurs en prélèvement à la ferme là-bas que chez nous.
NDLR : A lire l'interview d'Eric Beillard, Responsable de l'activité porcine en Espagne chez Gènes Diffusion en annexe de ce dossier.
Fort de son développement en France et en Espagne, le Gédis peut-il intéresser d'autres pays ?
FH : C'est déjà le cas depuis plusieurs années et nous commercialisons aujourd'hui près de 3 millions de Gédis au niveau international, en plus des 2 millions vendus en France. Nous nous employons d'ailleurs à promouvoir davantage cette technologie ; que ce soit sur le continent européen (Belgique, Italie, Pologne, Espagne) ou sur la zone nord-américaine (Québec, Etats-Unis). Pour l'ensemble de ces pays, ce sont les centres d'insémination qui sont nos clients et qui font profiter leurs éleveurs de la technologie Gédis.
NDLR : A lire les témoignages de différents utilisateurs européens de l'insémination porcine en annexe de ce dossier.