Guy ROUSSEL
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Elevage n°1
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Elevage n°2
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Elevage n°3
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Elevage n°4
Elevage n°5
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Visite de la station de Guernevez
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Les participants du voyage en Bretagne
Une nouvelle directive sur le bien-être animal est sortie le 1er janvier 2007. En
quoi consiste-t-elle exactement ?
Guy ROUSSEL : La nouvelle directive concerne le bien-être animal au sens
large. Cela impactera, bien sûr, les élevages porcins, notamment sur la question
du logement des truies en groupe qui amène – ou amènera – des changements notables
dans les bâtiments d’élevage. Ces modifications devront être effectives en 2013
pour tous les éleveurs. Il faut donc s’en préoccuper dès aujourd’hui.
Cette nouvelle directive amène son lot de nouvelles règlementations. Expliquez nous,
en substance, ce qui concerne le logement des truies ?
GR : Pour les truies « confirmées gestantes », il y aura obligation de les
placer en groupes entre 4 semaines après l’insémination et une semaine avant la
mise bas. Les truies en groupes devront bénéficier d’une surface de 2,25 m2 par
truie (1,64 m2 pour les cochettes) avec une longueur de case d’au moins 2m80. Une
truie doit pouvoir s’isoler du groupe en cas d’agressivité, de bagarre, de blessure
ou autre… Une fois dans sa case, la truie doit pouvoir se retourner facilement,
le blocage permanent étant interdit. Ces différentes mesures sont obligatoires depuis
2003 pour les nouveaux bâtiments. Pour tous les autres, ils ont jusqu’en 2013 pour
effectuer les transformations.
Comment les éleveurs doivent-ils appréhender ces changements ?
GR : Le choix d’un concept de logement pour truies gestantes en groupe ne
se résume pas à une affaire de choix de matériel. Au moment de choisir son système,
chaque éleveur doit se poser plusieurs questions essentielles :
- Ai-je un profil animalier ou technicien ?
- Quel mode d’alimentation retenir selon la précision attendue ?
- Quelle taille de groupes ?
- Quel type de sol ?
Progressivement, quelques concepts globaux d’aménagement sont en train de faire
leurs preuves dans certains élevages déjà équipés. Il faut se renseigner.
D’ou l’idée d’emmener des éleveurs de la région Nord-Picardie visiter des élevages
bretons ayant déjà fait le pari du bien-être animal ?
GR : Tout à fait ! Souhaitant accompagner, dans leur réflexion, les éleveurs
de demain et avec l’appui du réseau national Gènes Diffusion, l’équipe Nord s’est
mobilisée pour proposer un voyage « formation » en Bretagne. Plus de 30 éleveurs
et 10 techniciens de la filière nous ont suivis dans ce projet.
Quels étaient les objectifs du voyage par rapport à la problématique du bien-être
?
GR : Les objectifs étaient les suivants :
- Présenter et échanger sur les différents systèmes de truies en groupe existants
et en mesurer les avantages et les inconvénients.
- Visiter les installations de la station de Guernévez (29) ainsi que plusieurs élevages
ayant intégré ces nouvelles normes de logement des truies gestantes.
- Offrir aux éleveurs la capacité, en fonction de leurs approches animalières, leurs
objectifs techniques, leur manière de gérer les truies, leurs propres paramètres
extérieurs (paille, bâtiments existants…) de se faire leur propre opinion sur le
choix d’un système de logement.
Pourquoi avoir choisi la Bretagne comme destination ?
GR : Avant tout, parce qu’il y a plus de truies en Bretagne ! Il y avait
donc une facilité pour visiter des élevages dans un rayon assez proche. Aussi, Gènes
Diffusion bénéficie, en Bretagne, d’un réseau de proximité et d’une présence forte.
L’équipe commerciale OUEST a pu nous guider dans des élevages où les rencontres
étaient très intéressantes.
Ensuite, il convient de préciser que dans les habitudes de logement des éleveurs
de la zone Nord, beaucoup de truies sont bloquées. Nous aurions pu nous rendre dans
les pays voisins, comme les Pays-Bas par exemple, mais les systèmes sont plus orientés
vers de grands groupes, des DAC, etc... Dans l’approche des éleveurs français (système
de petits groupes, bat-flanc) la nouveauté était, surtout, en Bretagne…
Enfin, c’est aussi parce que nous voulions visiter la station de Guernévez, très
impliquée dans la mise en pratique de ces techniques, notamment des normes « bien-être
».
Quelles ont été leurs impressions ?
GR : L’impression des éleveurs et des techniciens qui les ont accompagnés
a été très positive. Au travers de ces deux jours, nous avons pu visiter cinq élevages
différents ainsi que la station de Guernévez. Les éleveurs qui nous ont reçus étaient,
eux aussi, très disponibles et disposaient de bâtiments récents, conçus avec les
dernières techniques.
Beaucoup de questions pertinentes et pointues ont été posées. L’ensemble des éleveurs
qui nous accueillaient, avec l’appui de leurs techniciens présents, ont pu répondre
en toute franchise sans aucune arrière-pensée. Au regard de la variété des questions,
on peut dire qu’un intérêt très vif a été exprimé. Grâce à ces échanges, je pense
que les participants ont eu une bonne vision des systèmes existants et ainsi se
faire une idée du mode de logement qui pourrait voir le jour chez eux. Cela étant,
il n’y a pas de système unique car tout dépend également du rapport que l’éleveur
entretient avec les truies, du temps qu’il veut y consacrer, etc… Un tableau de
synthèse, récapitulant les différents systèmes avec leurs avantages et inconvénients,
a d’ailleurs été rédigé pour les éleveurs participants afin de garder une trace
écrite de ce qu’ils ont vu et apprécié. NDLR : comptes-rendus que vous pouvez lire
en annexe de ce dossier.